JIU JITSU brésilien

 La voie brésilienne

Mitsuyo Maéda, un japonais 4e dan de judo, effectua plusieurs séjours au Brésil et participa à l’établissement de la colonie japonaise au Brésil en 1920. Durant cette période, il fut aidé par Gastão Gracie et pour le remercier il enseigna l’art du combat à son fils, Carlos Gracie, qui l’enseigna à son tour à ses frères. Carlos, attiré par le combat réel, modifia rapidement les techniques pour les adapter à la réalité brésilienne. Il avait la réputation de combattre n’importe qui, sans distinction de taille ou de poids. Il demeura invaincu et devint une légende au Brésil.

 

 

 

Helio Gracie (photo ci-contre), un autre frère de Carlos, à qui un médecin avait déconseillé la pratique du Jiu Jitsu, en raison de sa santé fragile et de son petit gabarit (1m65, 64 kg), se contentait d’assister à l’enseignement de son frère jusqu’au jour où il du le remplacer pour un cours. Il commença ainsi la pratique de cet art, mais repensa le Jiu-jitsu traditionnel avec l’esprit brésilien et adapta les mouvements à sa propre physionomie. Il créa ainsi un nouvel art martial aujourdh’ui popularisé sous le nom de Gracie Jiu Jitsu ou Jiu Jitsu brésilen.

Longtemps confidentiel, ce sport a vu sa popularité explosée avec le développement du combat libre et la victoire de Royce Gracie lors du premier tournoi de l’UFC (1993) où Royce avec ses 80 kilos a défait des adversaires 30 à 40 kilos plus lourds que lui. Le monde des arts martiaux a découvert alors la supériorité du Jiu Jitsu brésilien sur les autres disciplines. Lors d’un combat réel les phases de combat au sol sont primordiales et aucun art martial avant le Jiu Jitsu brésilien n’avait poussé aussi loin l’expertise du sol, ce qui explique les excellentes performances des combattants brésiliens en combat libre.

 

le Jiu Jitsu  brésilien est donc extrêmement efficace au sol mais sa partie debout est aussi très développée dans un souci de s’adapter au mieux aux réalités du combat. Debout, le Jiu Jitsu brésilien apprend à gérer la distance, le but étant de rentrer au corps à corps pour amener son adversaire au sol et le soumettre. Avant de pouvoir finaliser son adversaire il convient de le contrôler au sol et c’est un des points forts du Jiu Jitsu brésilien, une analyse positionnelle très approfondie qui permet au pratiquant d’adopter le bon comportement quelque soit sa position ou celle de son opposant. Une fois une position dominante établie, ou en cas d’erreur de son adversaire, on peut alors terminer le combat par une soumission. Soumettre c’est l’obliger son adversaire à abandonner le combat ou le neutraliser par des techniques soit de clés articulaires qui peuvent briser l’articulation(coude, épaule, poignet, genou, cheville, nuque…), soit d’étranglements (sanguin ou gazeux), soit encore d’écrasement ou d’étirement musculaire.

Traditionnellement la pratique se fait avec un Gi (Kimono) mais on peut aussi s’entraîner ou combattre sans, on parle alors de Nogi ou de Grappling. Le Jiu Jitsu brésilien est un sport complet mais c’est aussi une excellente école d’auto-défense car dans des conditions de combat réel l’extrême complexité des techniques, et leur coté peu intuitives, donnent un avantage évident aux pratiquants quelque soit leur morphologie.